La pression sociale des fiançailles au bébé


A la seconde où j'ai annoncé que j'étais fiancée, on me demandait quand j'allais arrêter la pilule. Je n'en revenais pas. J'étais toute heureuse de me marier et au lieu de me demander quand et où je comptais me marier, on me demandait quand j'allais arrêter la pilule. Je n'ai pas du tout aimé cette question. C'est une question qui ne se pose pas. J'étais presque furieuse enfait quand on me demandait ça. Déjà parce que je suis hyper secrète et je n'avais pas envie de répondre à cette question et puis parce que c'était des personnes que je connaissais même pas spécialement bien qui me la posaient.

A la seconde où je me suis mariée, on me demandait si j'étais enceinte. "Alors tu es enceinte?" "Tu ne bois pas aujourd'hui, oh mon dieu tu es enceinte" J'étais choquée. Choquée qu'on me demande ouvertement si j'étais enceinte. Choquée qu'on analyse chacun de mes gestes pour voir si il y avait un signe qui prouvait que j'étais enceinte. Mon entourage n'a pas encore d'enfants du coup je pense que personne ne se mettait à ma place. Mais moi personnellement, je n'ai pas aimé cette période où on essayait d'avoir un bébé. J'étais tout le temps stressée que je prenne des mois à tomber enceinte. Du coup, je n'avais aucune envie qu'on me pose ce genre de questions. Quand tu essayes d'avoir un bébé, que tu penses à ça tout le temps, tu n'as pas envie d'entendre d'une connaissance ou même d'une super bonne amie : "tu es enceinte, tu ne bois pas." Et puis, si tu me connais un minimum, tu sais que je déteste l'alcool et que je bois presque jamais. Je n'aimais vraiment pas qu'on me pose ce genre de question. Ca me rendait triste parce que je n'étais pas enceinte et ça me mettait plein de pressions. Je savais que tout le monde attendait que je leur annonce la grande nouvelle. J'étais aussi furieuse parce que tout le monde sait très bien qu'on attend trois mois avant d'annoncer notre grossesse. C'est fou comme les gens sont curieux et ne se mettent pas une seconde à la place des autres. Je sais très bien que toutes ces filles qui ont été si indiscrètes, seront muettes le jour où elles essayeront d'avoir un enfant et seront enceintes de moins de trois mois.

A la seconde où j'ai accouché de Noé, on me demandait quand je voulais avoir un deuxième. Là, je n'étais pas triste ni énervée parce que j'avais mon parfait bébé dans mes bras. Je riais. C'est à ce moment là que je me suis rendue compte à quel point il y avait une pression sociale. Tu viens à peine d'accoucher et on te parle déjà d'un deuxième enfant.

Quand je suis devenue maman, ma vie a changé mais mon caractère aussi. Aujourd'hui, la seule chose qui compte vraiment dans ma vie c'est ma famille. Avant, ca m'amusait d'entendre les scoops, les petites rumeurs sur les autres.  Aujourd'hui plus. Je n'ai plus le temps de voir mes amies aussi souvent qu'avant donc quand je les vois, j'ai envie de savoir comment elles vont, ce qu'elles font. On ne parle plus des autres mais de nous. Quand je suis devenue maman, je suis aussi devenue plus sure de moi. Je ne sais pas pourquoi. Le jugement des autres ne m'importe plus du tout comme avant. Pourtant, on ne m'a jamais autant jugé. On me jugeait parce que j'allaitais trop longtemps (c'est drôle vu que j'ai allaité 4 mois et demi). Aujourd'hui, j'entends encore souvent que je dois mettre mon fils à la crèche pour qu'il soit sociable. Ca me fait rire. Elles n'ont pas d'enfants mais elles savent ce que je dois faire avec le mien... 

Est-ce que vous aussi vous avez une pression sociale? Si vous voulez en parler, venez me dire bonjour à mon concept store à Ohain. 

Gros bisous, 

Yseult

 

 

 

 

 

 


1 commentaire


  • Chemise

    Tellement d’accord avec toi !
    Mais le deuxième c’est pour quand ? ;-)


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